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Interview-Papa Koly dit tout sur sa nomination: «Je viens pour résoudre le problème..»

C’est avec force que le président du parti GRUP revient au sein du gouvernement où il occupera les jours à venir le tout nouveau ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Dans un entretien exclusif accordé à la rédaction de Guinee114.com, le ministre d’Etat Papa Koly a parlé de ses ambitions, de l’appréciation qui pourrait être faite de sa nomination au sein de l’opposition, pas sans répondre à ceux qui mettent un lien entre son retours auprès d’Alpha Condé et le destin de Moussa Dadis Camara qui, estime-t-il, n’est pas responsable du massacre perpétré au stade.

Interview !

Guinee114.com : à la surprise de beaucoup, vous avez été nommé hier ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, avec rang de ministre d’Etat. Pour commencer, quels sont vos impressions ?

Papa Koly Kourouma : mes impressions sont bonnes. Depuis hier, je suis animé par un sentiment de réelle satisfaction pour la confiance renouvelée.  Quand le Chef de l’Etat vous a porté confiance pour faire un premier travail, il peut se tromper. Mais quand il renouvelle la même confiance, c’est que vous la méritez bien. Je mesure bien le poids de la charge de ce capital confiance qu’il place en moi. C’est pourquoi je prierais Dieu de me donner toute la force nécessaire pour pouvoir mériter cette confiance.

Vous revenez auprès du président de la République à un moment où ses actions sont quand même controversées. Beaucoup pensent qu’il n’a pas suffisamment fait.  Votre venue va-t-elle aider à améliorer le résultat.

C’est mon souhait le plus ardent. Je pense qu’il n’est jamais trop tard de bien faire. Il a fourni beaucoup d’efforts que personne ne peut nier. Mais l’appréciation des résultats dépend d’où on se place et comment on les regarde. J’estime aujourd’hui, qu’il est encore plus engagé et plus déterminé à relever le défi en ce qui concerne la fourniture d’eau potable aux guinéens et l’assainissement de leur cadre de vie.  S’il m’appelle pour assumer cette fonction, je pense que c’est une fonction noble et il faut y aller avec le cœur vaillant, avec toute la détermination et toute la conviction pour pouvoir travailler dans le sens des aspirations de monsieur le président de la République.

Vous venez de l’opposition, est-ce que vous pensez que vos pairs comprendront pour vous l’acceptation de cette nomination ?

C’est un monde, quand on y est, on n’a pas la même perception que ceux qui sont de l’autre côté. C’est complètement  diffèrent mais on fera en sorte qu’ils comprennent si les idéaux défendus vont dans le sens des aspirations de nos populations, que le travail auquel on m’appelle est un travail noble : donner de l’eau, assainir le cadre de vie. Franchement, on ne peut pas refuser ce travail. Quand on refuse ce travail, ça veut dire qu’on n’est pas guinéen et qu’on ne veut pas le bonheur des guinéens.

Le ministère de l’Hydraulique et de l’Energie partagé en deux, vous revenez avec un grand poids. Espérez-vous bénéficier de l’accompagnement des cadres ?

Bénéficier de l’accompagnement des cadres dépend de comment on se comporte. Je vais être pratiquement à mon quatrième ministère, je n’ai jamais eu de problèmes avec mes cadres. En temps normal, on ne doit pas avoir des problèmes avec un cadre. Mais quand vous voyez les cadres avoir des problèmes avec leurs ministres, c’est parce qu’il y a des intérêts opposés. Mais quel est l’intérêt qui va m’opposer moi à un cadre ? Je crois que non, au contraire, je suis le ministre, il est mon cadre. Je l’oriente  et il exécute.

Monsieur le ministre d’Etat, vous êtes aussi un admirateur des réseaux sociaux, vous êtes assez présents sur Facebook. Vous avez dû voir des posts d’internautes qui font un lien entre votre nomination avec un possible retour de Dadis ?

Ma personne est indissociable de  Dadis. D’abord sur le plan  familial et pour le fait j’ai été membre de son gouvernement. Ceci fait qu’aujourd’hui, quand on parle de moi, en filigrane, on parle de Dadis. Moi je pense que le retour de Dadis dépend à une bonne tenue du procès des événements du 28 septembre.  Et je pense que le gouvernement a fait de gros efforts pour organiser ce procès même s’il est en retard. Moi j’ai de l’espoir et chaque fois que je parle avec lui, il me rassure. Il n’en n’est pour rien.  C’est vrai qu’à cette date je n’étais pas présent, mais quand je suis revenu, les échanges que nous avons eu m’ont prouvé à suffisance qu’il n’avait donné ni ordre, ni instruction et il ne savait pas ce qui s’est passé au stade parce qu’on l’a empêché d’y être.

Moi je crois à l’avenir de ce grand frère. Dès lors que la vie de l’homme n’évolue pas en dents de scie et qu’elle soit linaire, il n’y a pas de longévité. La longévité de l’homme se trouve justement dans ces soubresauts. Je pense qu’il prend bien et il est confiant. Il a l’équilibre moral.

L’opinion a encore en mémoire vos vérités crues avant votre départ du gouvernement où vous revenez et vous venez de dire que vous revenez aussi par patriotisme. Que répondriez-vous à ceux qui diront que c’est pour venir renforcer l’idée du fameux troisième mandat ?

L’idée du troisième mandat vient des promoteurs qui sont justement de l’autre côté et qui portent des jugements de faciès, moi je ne m’inscris pas dans ce cadre-là. Vous savez, c’est une thématique que je n’ai jamais voulu aborder avec les journalistes. Quand on me pose la question, je dis, moi je ne parle pas du fictif. Je m’inscris dans du réel et on ne peut pas s’assoir chez lui pour inventer qu’il y a un projet de troisième mandat. Et ça vient d’où, qui le fait, qui est porteur de ce troisième mandat que moi je ne connais pas ? Alors s’inscrire dans ça, c’est de la folie.  On a l’impression même que c’est nous-mêmes de l’opposition, quand j’étais de l’opposition, qui faisions la promotion du troisième mandat.

Monsieur le ministre, un mot pour clore cette interview.

C’est pour m’adresser à toute la population guinéenne, lui demander de s’associer à moi et remercier le président de la République pour la confiance renouvelée.

Je viens là pour résoudre le problème d’eau qui est aujourd’hui un problème crucial. Je pense que le président de la République a bien mesuré cette confiance et s’est dit que c’est moi qui suis digne de cette confiance. Alors je tiens encore à le remercier et à souhaiter que Dieu me donne toute l’opportunité de pouvoir mériter cette confiance.

Interview réalisée par Thierno Amadou M’Bonet Camara (rescapé N04)


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